Un premier succès pour #Osons et Sauvons la Piscine, un sursis pour la piscine municipale et une grosse boulette de Mme la Maire- 30/01/2025

  • Le groupe #Osons avec “Sauvons la piscine” ont déposé un recours gracieux le 2/12/2024 demandant l’annulation du permis de démolir de la piscine municipal déposé initialement le 5/7/2024. 
  • Le 23/01/2025, une réponse au recours gracieux nous a été adressée par Mme la Maire et ses services.
  • C’est un succès pour la démarche entreprise par #Osons et “Sauvons la piscine” puisque la démolition a été suspendue !
  • Dans cette réponse, il ne figure aucun élément d’ordre juridique. L’argumentaire de Mme la Maire est toujours le même : une interprétation biaisée des rapports techniques visant à masquer les réelles possibilités de requalification de l’équipement municipal.
  • Et pourtant, alors qu’elle ne reconnaît aucune erreur, Mme la Maire indique « surseoir à toute démarche de démolition » et commander une nouvelle étude. Pourquoi ?
  • En fait, Mme la Maire et ses équipes ont fait une « grosse boulette » que nous avons mise à jour : la piscine municipale ne peut pas être détruite en catimini alors qu’elle fait l’objet d’un classement à l’inventaire du patrimoine (IPAP).
  • La « grosse boulette » (dont la réponse au recours gracieux ne parle pas) est bel et bien confirmée par l’ajout le 19/12/2024 dans le cahier communal de la ville de Saint-André pour le PLU 3.1 d’une demande de déclassement de la piscine à l’inventaire. Sans ce déclassement, la piscine ne peut pas être détruite sur un coup de tête. 
  • Merci #Osons et Sauvons la piscine pour le rappel au droit !
  • Dans les faits, le permis est caduque mais Mme la Maire préfère « surseoir » pour ne pas perdre la face ; elle ne prendra sûrement pas le risque de l’annuler à court terme pour ne pas nous donner pleinement raison.
  • Une nouvelle étude sera donc produite. Nous ne pouvons pas être complètement serein dans l’impartialité de ce rapport car Mme la Maire semble déjà avoir écrit la conclusion dans le cahier communal du PLU 3.1 : « Plusieurs diagnostics techniques réalisés en 2022 et 2023 par des spécialistes de la construction confirment que l’état du bâtiment représente un danger immédiat et que sa réhabilitation serait économiquement irréaliste. (…) Son état actuel nécessite aujourd’hui d’envisager sa démolition pour des raisons de sécurité et de salubrité publiques. »
  • On le rappelle, document à l’appui, tous les rapports concluent à l’état de dégradation avancé du bâtiment (et ce n’est une surprise pour personne ; d’ailleurs Mme la Maire, en poste depuis 2017, a aussi une responsabilité dans ce défaut d’entretien) mais aucun n’a conclu à l’impossibilité d’une réparation de l’équipement municipal. Nous restons dans l’attente d’un débat ouvert et transparent.