Hestia : se tourner vers les habitants pour retrouver une qualité de ville

  1. L’absence de suivi du projet

Sidéré par l’absence de suivi de la ville : Hestia est un exemple de plus qui montre qu’il faut un suivi et un encadrement des promoteurs pour éviter les dérives et identifier plus tôt les signaux d’alerte. Plaide pour une charte de l’urbanisme comme nous l’avons proposé en début de mandat.

  1. Que de la com’ du côté de la Ville

La seule fois que Mme le Maire s’est intéressée à Hestia c’était pour poser tout sourire avec les promoteurs pour la pose du 1er arbre. Il y avait mieux à faire que du marketing greenwashing mais plutôt d’interpeller les promoteurs sur les problèmes du quartier et des logements. Il n’y a qu’à voir l’allure du “premier arbre” pour comprendre la décrépitude de l’action de la majorité dans ce quartier.

  1. Un chantier chaotique, une responsabilité de la ville engagée

Car oui, les nouveaux habitants font remonter depuis deux ans des problèmes dans le pilotage des travaux, le suivi du chantier, le respect des engagements. Les écarts sont énormes entre les promesses de parc urbain préservé ouvert sur la ville et la réalité du nouveau quartier. La responsabilité de Mme le Maire est directement engagée. Un exemple évoqué par les habitants : dans les choix des parkings souterrains aujourd’hui inondés. Il suffisait de dialoguer avec les riverains autour pour savoir que les inondations de caves sont fréquentes.

  1. #Osons à la rencontre des habitants

Le groupe #Osons a organisé une rencontre urbaine exploratoire (RUE) en avril dernier au domaine d’Hestia. Les habitants et riverains ont partagé leurs difficultés, inquiétudes et échangé sur les différentes problématiques du site et aménagements à réaliser, solutions à apporter. Notre rencontre a permis aux usagers du site (premiers occupants et riverains) de constater la convergence des problèmes rencontrés et solutions à apporter, puis d’engager des actions communes. 

Fort de ses échanges, le groupe #Osons formule plusieurs propositions pour sortir de cette spirale négative et redonner de la qualité au quartier.

Fort de ses échanges, le groupe #Osons formule plusieurs propositions pour sortir de cette spirale négative et redonner de la qualité au quartier.

Propositions 

Nous soumettons à Mme le Maire ces trois propositions pour enfin agir au bénéfice des habitants du quartier et des riverains : 

  • Instaurer un dialogue régulier et accompagner les habitants, y compris juridiquement (par exemple dans le cadre d’une action de groupe). La ville est aussi lésée dans la réalisation de ce projet puisque les engagements n’ont pas été tenus (exemple : la rétrocession de chemins et aménagements publics). 
  • Garantir l’accessibilité du quartier pour les piétons/vélos en permettant aux familles de traverser en sécurité pour rejoindre les écoles, les usagers des services et commerces d’accéder… ; aujourd’hui les trottoirs ont une largeur non réglementaire, sont discontinus et une grille ferme la sortie du quartier. La ville a voté la rétrocession alors même que des cheminements n’ont pas été réalisés (lot 13). 
  • Obtenir la rétrocession des lots 8 et 10 au nord du site (ou à défaut une convention d’occupation) pour transformer ces parcelles en parc ; une partie “forêt urbaine” doit être préservée pour la qualité de son patrimoine arboré et la destination de la partie centrale pourrait être discutée avec les habitants, riverains, associations et co-gérée (plaine de jeux, jardin ouvert et participatif…). Des habitants sont volontaires et demandeurs (par exemple, demandes de composteurs collectifs, de bancs et équipements de rencontres, d’un cani-parc… ). Ce serait inadmissible que la ville laisse faire 108 nouveaux appartements en acceptant un tour de passe-passe du promoteur (il a atteint son quota de logements mais peut construire une résidence sénior de 108 appartements qui comptent pour 1 logement).  

Pourquoi c’est possible et indispensable ? Parce que le promoteur a : 

  • déjà assez construit  ! 99% du nombre de logements autorisé (458/464).
  • déjà trop imperméabiliser les sols, sans mettre en place de gestion des eaux usées ou pluviales
  • déjà trop coupé d’arbres par rapport aux prévisions

Enfin parce que rajouter des logements ici pourrait encore plus dégrader la qualité de vie du quartier, augmenter les flux routiers en l’absence de desserte en transport collectif de qualité pour accéder aux résidences ET aux services et commerces environnants. 

On a assez construit ici, les derniers lots doivent rester des espaces publics d’autant que le promoteur est redevable (envers habitants, riverains et la ville). Il doit rétrocéder en réparation de promesses non tenues.